Je lis le dictionnaire, dans un sens, puis dans l'autre. Il me raconte la même histoire. Ça parle d'amour turquoise. D'encres qui tâchent. La vérité se tourne vers la plage.
Vogue au coeur de l'animal, sur le motif tout s'imprime, un tissus se coud d'un paysage, je nous palpite sans plier le rêve, entre les lignes, sans trajectoire, sur mes lèvres, on pique un je t'aime vivant, au col du strapontin, caresses.
Dans l'histoire, je me colle à toi, retourner l'espace, en pulsations, en corps, partout.
Au pourpre, je te promène, dans la forêt, tu dois m'entendre, je t'écoute, on se promène.
Absolu basique sur des soubresauts ridicules, mon coeur, je t'ai reconnu, maintenant il faut t'aimer.
Elle l'a dit en partant, c'est un coeur , qui ne dépasse pas ton crayon, pour le perdre, il fallait qu'il soit petit, invisible et en sucre. Elle en a tellement dans son armoire, qu'elle est partie m'en chercher un, rouge, bien vivant.J'ai froid et je...
Aujourd'hui nous engage sur une nouvelle piste, nous nous suivons dans les profondeurs invisibles d'un puits, pendant un long moment.... Rien ne s'échappe du tunnel, ni paroles, ni promesses, c'est le silence qui avance.
(Exporter la nuit, le journal)
Le premier indice: Mon cœur n'est pas sur les motifs roses des soupières qui frisent. Exporter la nuit, le journal.
Exporter la nuit, le journal
( Exporter la nuit, le journal )
"Au simple échange, elle venait me transpercer le corps, l'esprit jusqu'au minuscule" ( Exporter la nuit, le journal )
Jeudi : Je t'adresse le carton des départs, je déménage. Tendre baiser.
Mercredi plus tard: Dans ton épaisseur on circule, on se promène, un coeur entre les bras, chacun le sien. Je frotte avec une éponge les révélations (et le carrelage ne se plaint pas.)
Arlette photographiait son visage, plus précisément son regard (en attendant la nouvelle lune), pour voir si dans ses yeux, on lisait sa double identité de Femme et de Louve-Garoute.
Le décor transforme le plafond , le parfum s'accroche jusqu'à l'eau froide, les morsures piquent les images, j'avale les pluies fines des jardins sans étiquettes, j'ai mis des feuilles autour du cadrage, sous mes pieds plus rien ne s'écoule.
Mercredi: J'ai frotté la surface jusqu'à la voir, c'est un jour qui sent bon. La faïence a ses mystères qu'aucune éponge ne peut résoudre.
Dans les conseils d'Arlette, elle souligne le fait qu'il est dangereux de voler avec les corneilles. Elle s'est fait très mal au dos au moment de l'atterrissage. Voler c'est bien, sans trébucher c'est mieux. Elle va se reposer jusqu'à la prochaine lu...
Quand l'heure se noue à la lune, je suis la direction de la meute pour conquérir l'instinct. Le silence de ma caravane s'entasse sous mes pattes, est-ce le groupe ? La liberté ? La simplicité qui ne distingue plus grand chose...Mais je n'ai plus peur...
Vendredi: Entre les poissons et les vagues, les bêtes se taisent, ne mordent plus, ne se lèchent plus, la nuit attire les chemins vers le haut, l'été s'empreinte à la mer, les étoiles s'égouttent à la sirène, sur un carrelage timide.
Je le dirais avec des mots qui roulent, sans contenir une oreille; j'ai organisé mon histoire, j'ai enterré mon existence dans le repli d'une caravane, j'ai tout écrit sur le carnet : Mon quotidien de femme Louve-Garoute
La sorcière bravait l'interdit et laissait le croisement des choses sortir de sa bouche. J'étais là.
Dans la caravane nous parlions de la sorcière; c'était d'imaginer son étendue, sa puissance juste avant de s'endormir......
Le soir, nous faisions partis de la forêt...
Mercredi: Mon cher carrelage, Dans ce papier peint, je traverse le mouvement de la mer, je retrouve le bleu du vivant, je reconnais le parfum des images perdues, je colle les éclaboussures, et j'imprime en exemplaires, une respiration turquoise .
Virginie et anne Emmanuelle Micucci
Plasticiennes
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