Dimanche 15 mars Je n'ai plus envie de rêver; la chose a disparu. Aujourd'hui, ma voisine m'a offert un cadeau, un dessous de plat qui représente : " Un souvenir de vacances."
Ce matin Arlette Courage est partie au marché mais cela n'est pas visible sur le dessin.
Mardi : À l'heure des tasses endormies, sur des couleurs de placard, nous mettons les pieds sur des bords différents, sans renverser les motifs, sans faire entrer la lumière.
Sans te toucher, sans t'embrasser, sans bousculer l'un de tes cheveux, sans faire de toi autre qu'une présence, je te disais: La nuit est humaine.
inacces Il y avait des nuits qui nous paraissaient inaccessibles.
Les nuits étaient parmi les bêtes, simples, légères et lumineuses.
Roue à la destination du chien rouge, raccourcir son passage, manège des chorégraphies sucrées, l'heure souffle et elle boit tout.
Je ne peux rattraper la nuit.L'heure enflammait les nuages.L'illumination s'ajoutait à la vie.Confusion d'agencement.J'ai raté l'avion.
Les dialogues découpaient des paysages incompréhensibles et doux. Les passagers retournent sur des couleurs improbables pour nourrir les parenthèses.
Au choix du long paysage, le tout s'accrochait aux couleurs.
Vendredi: Je reliais les grandes capitales sur le murmure des refrains, Paris-New-York se collait en bulles sur ma surface, en amour lavande très propre, je répétais...Je les aime avant que tout explose.
À la nuit, nous étions oubliées dans le décor.
La nuit portait des différences- Je l'attendais sur une banquette invisible- Je tenais son coeur minuscule entre mes dents- Je regardais s'étendre le vol des oiseaux dans une flaque.
Parfums lavande, et elle, boit tout.
" Dans cette nuit, les ombres nous appartenaient, et le reste obéissait à l'occupation."
Lundi : sur la surface et sur la chaleur des retrouvailles, j'étais nettoyé d'une cuillère rouge poisseuse.
l'espace de conversation avec les plantes insomniaques
Le bleu nous attendait en famille, les pieds à la surface, l'Ogresse répétait: -" C'est un paysage de vivre entre le sol et le plafond, bienvenue dans la nuit ."
Samedi ( Très tard ): Sa joue s'est écrasée sur moi, elle s'est effondrée dans mon motif, sa peau éclairait son corps dans une chute invisible. Je me lissais à l'entendre, elle riait de son coeur qui battait la campagne, des bulles qui enivraient son...
" Confidences confidentielles en secret avec un lilas. J'étais à l'écoute, à l'heure, brillant sous ses pieds."
À leurs petits pas, elles éclairaient le monde...
C'est une longue tapisserie, un décor, ses princesses, avec de la couleur autour...
1 polycopie, acrylique, encre Les paysages nocturnes sont des univers dessinés sur l'espace terrestre.
Elle écoute les pieds froids revenir sur le café, sur le quadrillage coller sur les traces, sa paume rejouer le matin, l' évidence des sols bien rangés.
Arlette et les femmes font et re-font des roues tous les jours... Elles souhaitent de tout coeur Re-lancer ce qui s'est éteint par une nature fatiguée.
Virginie et anne Emmanuelle Micucci
Plasticiennes
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