Nos âmes erraient dans un ciel qui prenait TOUTES les étoiles. J'avais et elle avait le vol des insectes solitaires, sans tenir les cailloux, nous laissions nos âmes se détendre sur le paysage.
J'étais, et près d'elle, perdue dans les couleurs d'une nuit sans ombres, dans le dialogue de fleurs insomniaques.
Do you speak champagne ? Pour un coeur enivré, elle est revenue avec du chocolat vert, les chemins se perdent et elle n'a pas retrouvé son armoire. Dans ma bouche, les arômes se déversent sur des cartes fanées, mon coeur, si tu m'entends...Du meilleur...
Entre nous, la nuit ne se portait pas de la même façon.
Le passé conservait dans les angles les histoires des bâtisseuses de loge sur les bords des petits chemins.
Ma chère, mon amie, Comme il est bon d'être ce que l'on est...Je me permets l'extravagance des beaux jours, d'une patte, d'un vol.... je vais rejoindre la lune. Arlette.
Au sol, j'entendais l'ombre des fourchettes trahir le repas; c'était tendre un arc, viser sur la cible, piquer le menu, et engloutir le refrain des plats oubliés dans le four.
À attendre l'appel de la pleine lune, Arlette ne voyait plus la nuit arriver, plus rien ne s'endormait à son absence.
En l'écoutant, l'arbre emmenait Sylvain, sur des ciels qui s'envolaient.
Le 5 mai. Il fait beau . Jeanne nous a dessiné. J'ai mis mes lunettes.
Quand il venait l'heure des repas ( et de la pluie ) nous nourrissions la nuit avec de l'eau bleue et fraîche.
Nous avons mêlé nos cris, nos phrases dans un motif sculpté à l'appel. Sans doute, elle ne savait pas, sans raison je la croyais. Le coeur s'approchait de moi.
Modifier la longueur, permuter les distances, rallonger le drame, mettre des strapontins à la base, entretenir le sommeil jusqu'à la nuit, pour qu'elle effleure avec moi, le voyage d'un ongle rouge, le départ à petits points.
Je conservais la nuit sur le bord de la table et j'inventais le reste .
...Et si par je ne sais quel mot, quelle lettre, quelle idée vous changiez d'avis ? Par je ne sais quel motif, quel plombier quelle urgence vous remettiez demain à un autre jour ? Alors comme le carrelage, le jour, la table, la chaise, pour que rien ne...
Les deux génies me regardent. Elles gonflent leurs joues comme un mime, un signe, un code. Elles se font belles, elles s'adressent à moi: " On ne fait pas les miracles, on barbouille le quotidien, on ajoute aux choses des petits instants...On vient du...
(Au coeur de l' Histoire.) Elle conservait sur sa jupe les mots noyés, récupérés au fond d'un pot de Moutarde. Ils volcanisaient son instant. Sur son tissus rouge, elle entendait vibrer les champs, les bêtes et leurs coeurs sauvages, la tension faisait...
-::: Un moment pour se rencontrer :::: -))) :) WELCOME à tous… De toutes les planètes ou pas :))
Au coeur de l'histoire
J’ai une phrase qui mène au jardin. La cuisine.Le parquet.Une marche.Une poignée.Un grincement.Une autre poignée.Une lumière. Les pieds nus. Froid. Humide. La pelouse.
Le chant ne traverse pas les pierres, les ombres, les puits, de la fontaine. Elle insiste sans la couleur sur la surface, va-t-elle entendre ? Diffusé, et elle, boit tout.
À La lettre Q. Les travailleuses du Quatorze juillet.
Le voyage me porte vers une construction dont j'étais fière : ma boule du romantisme. Tous mes amours exclus du jour, mes vies enfermées, mais pas enterrées, tournent en cellule. Des corps qui se taisent, des coeurs nourris à la patience. J'ai placé dans...
On s'est baignée dans l'encre chaude, un jour de pluie, dans la précipitation, on n'a pas vu les HISTOIRES FLOTTEES à la surface. Elles se sont imprimées sur nous. Peut-être même, qu'elles nous attendaient.
J'ai attendu que Regina sorte de la salle de bain. Je sentais l'heure aspirer le temps. Je l'ai entendu lire ma lettre. Puis silence. Je me suis dirigée vers ma salle de bain, mais Régina avait disparu. Ma lettre était une reprise d'un texte célèbre;...
Virginie et anne Emmanuelle Micucci
Plasticiennes
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