Début des cavalcades; les sabots au fond de la tasse, c'est un cirque, les degrés s'ajoutent à la figure, sur tous les rêves, la faïence n'arrête pas sa beauté, et elle, boit tout.
Pour finir, la grandeur de ma généalogie, je me suis laissée à réfléchir, Cherchant les traces, le témoignage, l’inscription d’un rêve ancestral, Aurais-je été une Perruque pour femme, ou homme ? J’ai imaginé la souplesse d’un dessin dans mon profil,...
Nous mettions la nuit à l'écart- J'étais l'amour effrayé- Face au vent, nous étions l'insurrection- J'étais le désir du monde- À cette heure, je ne dors pas. Les paysages nocturnes déterminent le jour, chaque nuit un état. Lumière de la nuit pour assembler...
Au coeur de l'histoire
Marqué par la cible des couleurs vivantes, ils restaient figés au décor, à la pose, au coeur de l'histoire.
`Portée par l'illusion de sa nature, par la hauteur de sa taille, par la confusion de ses branches, elle sentait son corps s'enraciner sur la même terre.
Elles ne pensaient qu'à ça...Aux coeurs de la garniture, aux palpitations des vivants, à la cadence des choses, à l'épaisseur des nervures... Elles les entendaient tous cogner, frapper, sur une même histoire. Ignorer leurs existences était impossible,...
Avec elles, entre les feuilles, nous étions au coeur de l'histoire.
J'avalais l'onde des feuilles vivantes. L'animal avait fondu sur les lignes, sans déranger le drame. Je palpais sur la page 61, les pulsations d'un lapin de bourgogne.Ses oreilles dépassaient des vers et de la couverture, au-dessus j'avais la bouche grande...
La lettre T. Le regard des Travailleuses se promène dans les couloirs.
LES FEMMES SANS GRAVITé Le monde tourne, roule, s'accorde avec elles. C'est un secret que les pierres connaissent bien, les femmes sans gravité, portent nos peines avec légèreté.Elles sont d'une discrétion remarquable. Personne ne les a encore vu. Sauf...
L'OR. Elles naissent avec, à cotés, presque ensemble.LES FEMMES-OR, reines de terminaison, elles brillent à toutes épreuves.Les porteuses de l'art nouveau, sans rompre l'origine, marchent avec des corps composés.
"Portraits d'école" Carrelages, peintures, vernis. 20x30. 2012 "Portraits de mariage" Carrelages, encres, vernis. 30x30. 2012
Arlette attendait la nouvelle lune. En promenade, elle tenait un monde insensé, dont elle était fière.
Lundi : Entre l'ampoule et la nuit, j'irai sur un mur neuf, dans les allées, libérer le carrelage des jolies choses, effacer l'empreinte de la colle sauvage, avec l'usure du temps et du ciment.
Elle, c'est le fond, imprimée, qui ne change pas, même format, même couleur, presque sourde aux habitants de passage.
"Portraits 4444" carrelages, encre, vernis. 30x45. 2012 Portraits et caricatures de promeneurs, au coin d'une terrasse, dans les rues Vendéennes "Portraits4445" carrelages,encre,vernis. 20x30. 2012
La trace de notre première rencontre. Des chats entouraient ses jambes, des chats morts, vieux, usés, retrouvaient leurs vies. Elle était immense, loin de l'image que je m'étais faite de son corps. Elle m'attendait.
Maintenant elle s'est enfuie, et je l'accompagne.
J'avais TOUT cela devant moi, sur la table, entre mes mains, dans un café noir, au fond de mon bol.
La buée a disparu, nous nous regardons sans chemin, tu dis : " Mange-moi ." Tu le dis sans réduire une cause, à ma place. Je t'avale sans consistance, pas une molaire ne te touche, tu te glisses, en meuble d'appartenance, dans mon pavillon. En moi, je...
Tu organises ta place, je suis dans la cuisine, c'est un temps X qui nous croise, c'est une patte qui me touche. Vapeurs.
Virginie et anne Emmanuelle Micucci
Plasticiennes
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